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Nuit sans Fard

Dans Nuit sans fard, nous observons un couple, plus particulièrement une femme, ELLE, qui se dissout devant nous, se perd, se transforme en une autre, sans le vouloir. L’écriture cherche à dévoiler la théâtralité d’une relation intime, sensuelle, sans fard.

La grammaire de cette écriture réside dans l’effritement d’un couple, sa lente dissolution.

L’apparence ne change pas, mais tout se transforme en silence : les mots, les codes, la langue et les rituels qui le fondent s'émoussent dès que le doute les envahit. Les gestes restent presque inchangés, mais tout est ailleurs, transformé.

Pour rendre cette dynamique, j’ai construit trois scènes identiques, en miroir, où chaque jour, chaque moment, reflète une version de plus en plus pâle ou sombre de l’amour. La pièce s'étend sur trois jours : matin, midi, minuit, comme une métonymie de cette relation en déclin.

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Work in progress

C’est à la suite d'une résidence d’écriture et de recherche à la Kulturfabrik, au Luxembourg, autour du film Le Bonheur d’Agnès Varda, que Nuit sans fard a commencé à prendre forme. Le film m'a profondément touchée, non seulement par sa beauté mais aussi par les questions qu'il soulève.

Mon désir était de mettre des mots sur ce sentiment à la fois universel et simple qu'est l’amour, et d'interroger la notion de bonheur aujourd'hui.

A l’aune de ce film, je me suis posée plusieurs questions : Si le couple est une traversée de vie, comment traduire ce voyage sur scène ?

Faut-il le traiter de manière impressionniste, à la manière de Varda, par touches successives, pour faire émerger le tableau d’une vie à deux ? Le bonheur réside-t-il dans l’accumulation de détails — couches de couleur, motifs, peintures, bouquets, affiches ?

Loin des gestes romantiques et des ruptures éclatantes, le bonheur ne serait-il pas, plutôt, dans ces instants simples et quotidiens, comme le café préparé pour l’autre, ou les chansons partagées à deux ? Comment sommes-nous façonnés par l'autre, et quelle image du bonheur cherchons-nous à incarner ? Faut-il être trois pour être heureux à deux ? Quel prix payons-nous pour ce bonheur que l’on construit ensemble ?

10 juillet 2025 au Souffle du Festival d'Avignon :

 

https://festival-avignon.com/fr/edition-2025/programmation/le-souffle-d-avignon-2025-351733

Dates 2026 :

Du 2 au 6 novembre 2026 : résidence d'écriture au Théâtre de Saint-Dizier

Le 18 novembre 2026 : Pitch session au Performing Art Focus in Luxembourg

Du 1 au 5 mars 2027: résidence de création au Théâtre de Saint-Dizier

Press kit 
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