top of page
Paper_Textures-(32).jpg
SIteLaure2.jpg

Ecriture

Paper_Textures-(32).jpg

"L'écriture où la vie" Jorge Semprun

Depuis plusieurs années, l'écriture est devenue le cœur de ma pratique artistique. Formée au

Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, j'ai eu le privilège de travailler avec des

metteurs en scène tels que Muriel Mayette, Arthur Nauzyciel, Carole Lorang ou Myriam Muller. Ces

expériences ont profondément nourri mon regard sur le théâtre, mais elles ont aussi fait naître un

besoin de plus en plus pressant : écrire mes propres textes.

Aujourd'hui, je n'envisage plus mon travail d'actrice sans l'écriture ni la mise en scène. Ces trois

pratiques sont devenues indissociables. L'écriture constitue le point de départ de mes créations, la

mise en scène leur prolongement, et le jeu l'espace où elles prennent corps. Chacune nourrit l'autre

dans une recherche qui interroge les récits que nous héritons et ceux que nous choisissons de

transmettre.

Au sein du Gueuloir, collectif transfrontalier d'auteurs dont je suis membre active, je développe

depuis plusieurs années un travail d'écriture qui s'inscrit dans une pratique exigeante du texte,

fondée sur la lecture à voix haute, la réécriture et le dialogue avec d'autres auteurs. Ce laboratoire

est devenu un espace essentiel de recherche, où les textes se construisent dans le temps long.

De Voilà donc le Monde !, inspiré des Illusions perdues de Balzac, à La rue des fleurs n'existe pas, Les

Bancs publics, puis À travers la forêt, réécriture contemporaine de Blanche-Neige, mes textes

explorent les frontières géographiques, intimes et sociales et donnent voix à des personnages en

mutation. Ils interrogent les mécanismes de transmission, les récits d'exil, de mémoire, les héritages

familiaux et les zones de silence qui traversent les existences. J'aime partir d'histoires connues

comme les contes, les mythes, les œuvres du répertoire pour en déplacer le regard et faire

apparaître celles et ceux qui demeurent habituellement hors champ.

Mon ancrage au Luxembourg s'est affirmé au fil des années grâce à plusieurs résidences d'écriture à

l'Abbaye de Neimënster, à des créations présentées au Grand Théâtre de Luxembourg, à des

collaborations avec la Kulturfabrik ainsi qu'à des lectures publiques organisées dans le cadre des

résidences Stammdësch avec Le Gueuloir. Ces expériences ont consolidé mon désir de développer

une écriture théâtrale en dialogue avec le territoire et ses artistes.

Résidences

L'écriture demeure un travail solitaire qui exige un temps long, une disponibilité mentale

et un espace de recherche libéré des impératifs de production, une chambre à soi, comme le disait Virginia Woolf.

7154.jpg.webp

Abbaye de Neimenster

Les naissances artistiques sont des instants d’une intense émotion, pour le public, mais aussi pour les artistes. neimënster a l’honneur d’accompagner la gestation de ces projets à différentes étapes de leur parcours. Découvrez ces moments de création en plongeant au cœur de nos résidences d’artistes passées, présentes et futures.

logo-header.png

Un rendez-vous stammdesch 

« Le Stammdësch » c’est au sens littéral « une table ». C’est aussi une expression consacrée définissant « un rendez-vous régulier et convivial entres amis ».

Autour de cette table et sous le motif de ce « rendez-vous », Le Gueuloir, collectif d’auteurs et d’autrices dramatiques transfrontalier, a accueilli la parole citoyenne, mises au jour à partir des légendes urbaines, anecdotes de comptoir, ou histoires locales.

Capture d’écran 2026-07-03 à 17.28.04.png

Kulturfabrik

Laure Roldàn sera en résidence à la Kulturfabrik dans le cadre de son travail de recherche autour du bonheur. Il s’agira dans un premier temps d’une résidence d’écriture, du 22 au 25 janvier 2024, puis elle sera rejoint par Antoine Raffalli et Aurélie Boquien, pour une résidence de recherche sur le sujet, du 29 janvier au 2 février 2024.

Paper_Textures-(32).jpg

RÉSIDENCE
« LE BONHEUR »

Le bonheur... est une création au plateau autour du film d’Agnès Varda, Le Bonheur, sorti en 1965 et d’autres textes de Bergman, Camus, Flaubert… et d’autres essais et écrits philosophiques. Un bal de couples, une fugue, des variations amoureuses, une palette de moments, des réveils et des endormissements, une couture de famille et de liberté, des regards superposés sur la place de la femme et l’ancrage de l’homme...  Que signifie se confronter aujourd’hui, en 2023, à ce que le film soulève d’énigmatique ? De l’époque et de l’endroit où nous nous situons, comment parlons-nous du bonheur ? Comment le cherchons-nous, comment le pensons-nous ? Cette résidence de deux semaines se veut être une exploration joyeuse et esthétique des manières dont cet idéal impense (il va de soi que chacun.e de nous recherche le bonheur, non ?) structure nos relations, nos sentiments, nos choix. Avec quelques questions directrices : aujourd’hui, quelles images pourraient matérialiser le « bonheur » ? Quelle place ce potentiel bonheur peut-il encore se frayer ? Les attributs du bonheur sont-ils le bonheur ?  

 

Le film servira de support à notre recherche. A l’instar d’Agnès Varda qui s’empare d’une photo de magazine pour construire sa fiction, nous nous approprions le film pour explorer ces facettes du couple. Les espaces et ellipses laissés par le film, les énigmes seront autant de pistes pour nourrir notre boite à outils “à la recherche du bonheur” . Si le couple est une traversée de vie, comment traduire cette traversée au plateau ? Peut-être de manière impressionniste, comme Varda, par touches successives dont émerge le tableau d’une vie heureuse à deux ? Le bonheur se trouverait dans l’accumulation de détails, couches de couleur, motifs, peinture, bouquets, affiches... Loin des grands gestes romantiques et des ruptures éclatantes, nous chercherons le bonheur dans les instants quotidiens, partagés, le café qu’on prépare pour l’autre et les chansons qu’on chante à deux. Comment alors sommes-nous modelés, façonnés par l’autre, à quelle image du bonheur cherche-t-on à correspondre ?  

 

Avec l’aide de la chorégraphe Rhiannon Morgan nous explorerons la danse, pour traduire le souffle esthétique qui traverse le film. Un pas de danse qui s’épuise, comme une histoire d’amour s’embellit, s’épanouit, se fane.  Sans moralité, je voudrais disséquer le bonheur en couple, le mettre sous cloche, l’expérimenter - à travers des variations de situations, des palettes de sentiments. 

Paper_Textures-(32).jpg
bottom of page